Acnés et cicatrices d’acnés

Les cicatrices d’acnés sont des complications fréquentes qui ont de grandes répercussions sociales et psychologiques sur les patients, il faut alors s’intéresser à la gestion appropriée du traitement de la simple acné et de ses formes les plus graves le plus tôt possible, empêchant ainsi son apparition et ses conséquences fâcheuses.

Cependant, certains patients présentent d’autres complications même après une intervention précoce en raison d’une guérison déficiente ou de la gravité du stade et de la durée du processus inflammatoire. Il existe plusieurs traitements chimiques, physiques et chirurgicaux qui pourraient représenter de bons choix pour améliorer la peau.

L’acné est une maladie inflammatoire de la peau, qui touche plus de 80 % des personnes âgées entre 11 à 30 ans et qui peut persister jusqu’au quatrième âge. Les formes inflammatoires d’acné entraînent la formation de cicatrices permanentes, avec des implications sociales et psychologiques sur l’individu surtout les femmes.

L’acné a une prédominance au niveau du visage et avec des taux inférieurs pour le tronc. Cette malformation reste imprévisible, les facteurs qui mènent à cette disgrâce sont inconnus par la majorité des patients. Pour comprendre la physiopathologie des cicatrices, il est nécessaire de connaître les facteurs impliqués dans le développement des lésions de l’acné tels que la surproduction de sébum, les dérèglements hormonaux, l’hyper-kératinisation du follicule, la prolifération des acnés et la réponse de la peau à une inflammation.

Le processus de complication de cette maladie se déroule en trois phases. La première est la phase inflammatoire durant laquelle les lésions dues à la vasoconstriction sont blanchies. La deuxième phase est l’hémostase qui est une cascade de processus biochimiques impliquant plusieurs hormones qui participent à la production d’érythème, la phase la plus compliquée est l’inflammation due de la vasodilatation. A côté de toutes ces étapes on peut souligner l’hyperpigmentation liée à l’activation de la mélanogenèse, manifestation qui peut durer de 8 à 12 mois avant que la malformation devienne critique.

Cycle de vie de l’acné

Étudier le cycle de vie de l’acné est d’une grande importance, car ça permet de limiter le processus de traitement et d’accélérer la guérison. Des études comparatives d’acné avec des cicatrices ou sans cicatrices, mettent en évidence un lien étroit entre la durée prolongée du traitement et la réponse inflammatoire de la peau. L’acné passe par 5 étapes d’abord une surproduction de sébum Ensuite la peau s’épaissit et des comédons ainsi que des points noirs se forment on assiste ensuite à un stade inflammatoire à cause d’une prolifération bactérienne et finalement le processus de réparation si l’inflammation s’arrête sinon il faut consulter un dermatologue.

La seconde phase dans le cycle de vie est la phase la plus importante durant laquelle il y ’a une formation de tissu en granulation responsable de la malformation apparente sur le visage. Durant cette phase il y a régénération du tissu endommagé et activation de l’angiogenèse, puis libération de différents facteurs de croissance stimulant la prolifération et la différenciation des fibroblaste.

D’autres facteurs interviennent dans cette malformation causant un désagrément esthétique plus complexe comme l’infection, les acnés répétés et la formation de kystes qui favorisent ce processus de formation de cicatrices.

Les cicatrices d’acné sont classées en atrophiques, hypertrophiques et chéloïdes. Les cicatrices d’acnés atrophiques sont les plus courantes, elles sont formés par la perte du tissu, du collagène et se retrouvent souvent dans la partie faciale. Leurs cicatrices résultantes sont subdivisées en fonction de leur ampleur, de leur profondeur et de leur forme. Les cicatrices atrophiques en forme de V se distinguent par une sortie étroite et un prospectus épithélial qui a une profondeur dans le tissu cellulaire sous-cutané. En raison de ces caractéristiques, les traitements de surface ne sont pas utiles pour ce sous-type. Les cicatrices atrophiques concernent 15 à 35 % des cas des cas. D’autres cicatrices d’acnés sont à base large, entre 4 et 5 mm, et sont dues à une altération des fibres qui relient le tissu de surface à l’épiderme, ce qui leur donne un aspect ondulé sous forme de “M”. Les cicatrices hypertrophiques correspondent à 20% voire 30% des cas. Elles peuvent être caractérisés par leurs bords verticaux, délimités, avec une base plus large que les cicatrices atrophiques, sans fin conique, ce qui leur donne une apparence ovale, similaire à celle des cicatrices varicelles. Les cicatrices hypertrophiques et les chéloïdes sont la forme plus agressive de l’acné, elles peuvent être formées à la suite de l’acné ou être secondaire aux traitements mis en place pour d’autres cicatrices.

 

Les cicatrices d’acnés peuvent se trouver sur la face arrière de la poitrine, le dos, les épaules, le cou et l’angle de la mâchoire. En ce qui concerne les différences entre les sexes, les cicatrices hypertrophiques se développent dans les trois mois qui suivent la formation initiale pour les femmes contre cinq semaines pour les hommes.

D’un autre côté, il y a les chéloïdes, avec une croissance lente en mois et en années, des surfaces roulées et non durables, avec des bords qui s’étendent au-delà de la blessure initiale et qui ont tendance à persister ou à grandir avec le temps. Selon le classement de Jacob, Goodman et Baron la classification en degrés des cicatrices met en évidence trois niveaux :

Niveau 1 : érythème, avec ou sans hyperpigmentation associée ; le changement est plus important dans la couleur que dans la texture de la peau.

Niveau 2 :  atrophie ou hypertrophie très légère ; qui doivent être affichées à moins de 50 cm pour être visibles et peuvent être recouvertes de maquillage. C’est à ce niveau que se trouvent les cicatrices d’acnés

Niveau 3 ou modéré : atrophie ou hypertrophie modérée nécessitant des interventions esthétiques laser ou dermatologiques ;